vendredi 16 février 2018

Les Cromlechs de Lous Couraus


Les Cromlechs de Lous Couraus


Chers lecteurs,

Un ami m'a demandé de faire un court texte de présentation sur les Cromlechs de Lous Courraus, après avoir lu des choses fantaisistes sur Internet. J'ai donc décidé de créer une courte synthèse qui fait office d'autorité. Elle a été reproduite sur Wikipédia, mais n'importe qui pouvant en modifier le contenu, c'est sur ce blog qu'il faut prendre référence car elle se base sur les travaux de claude Blanc ainsi que sur les miens, cités en référence en bas de page.

Bonne lecture.

E.L

Présentation des cromlechs


Les Cromlechs de Lous Couraus sont situés sur le plateau du Bénou, dans les pyrénées béarnaises en Vallée d'Ossau, surplombant la commune de Bilhères. D'autres cercles de pierres se retrouvent dans la Vallée d'Ossau à toutes les altitudes où se rencontrent aujourd'hui des pâturages, comme à Aste-Béon et sur la commune de Laruns.


La première représentation d'un cercle de pierres existante est un dessin de Malahide datant de 1865. Il sont cependant remarqués en 1843 dans un rapport par M. Badé.


Il ont été construits de façon systématique sur des mamelons, des replats à partir desquels on a une vue remarquable sur le pic du Midi d'Ossau. Leur emplacement a été soigneusement choisi en position dominante.


Utilisation des cercles de pierres


Les fouilles de cercles de pierres pratiquées en Béarn apportent peu d'informations sur la finalité de ces monuments. La quasi absence d'ossements humains exclut de les considérer comme des sépultures. Il faut donc songer à d'autres utilisations, cultuelles par exemple. Leurs positions prouvent qu'ils on été soigneusement pensés.


Certains ethnologues les considèrent comme des calculateurs astronomiques. La question des périodes de construction de ces monuments s'étale sur plusieurs siècles dans la Vallée d'Ossau depuis la protohistoire avec des réutilisations plus tardives au néolithique, à l'âge du bronze puis du fer.

 

Bibliographie

  • BLANC Claude, Archéologie protohistorique en Vallée d'Ossau in Archéologie des Pyrénées Occidentales et des Landes, Tome 19, 2000.

Liens externes


Références

    • Badé M., Rapport adressé à M. le Ministre de l'Intèrieur, Bull. Soc. Sci. Lettres et Arts de Pau, 1843, P.202-205.
    • Claude Blanc, « Archéologie protohistorique en Vallée d'Ossau », Archéologie des Pyrénées Occidentales et des Landes,‎ 2000, p. 18 (ISSN - 1245 - 494 X)

1 commentaire:

  1. Bonjour,
    Permettez quelques mots sur les mégalithes. Merci.
    Les premiers essais de construction de la jeune humanité ont été retrouvés partout. Ce sont les Dolmens (chambres de pierre) et les Menhirs, monolithes enfoncés en terre isolément, en allées ou en cercles, de dimensions parfois colossales.
    La destination des Dolmens et des Menhirs de l'époque néolithique a beaucoup préoccupé les savants, qui cherchent toujours dans l'humanité jeune des causes semblables à celles qui font agir l'humanité vieille. Pour retrouver la signification des choses matérielles, comme pour comprendre le sens des symboles, il faut apprendre à contempler le monde avec la naïveté de l'enfance et l'esprit de la jeunesse. On comprendra alors que les dolmens n'ont aucun rapport avec les sépultures, attendu que la jeunesse pense à la vie, non à la mort qui était un phénomène nouveau pour cette jeunesse primitive.
    Si les dolmens sont enfoncés dans le sol, ce ne fut pas pour y cacher les défunts, c'est parce que la terre s'est élevée depuis qu'ils ont été construits ; ils étaient d'abord sur le sol, et non sous le sol, et les tumulus qui les recouvrent sont d'origine postérieure.
    On dit que le Men-hir druidique vient de Man-herr (homme seigneur) et le Dolmen de Doll-man (homme Seigneuresse), indication précieuse qui nous fait comprendre que les uns étaient destinés aux hommes et les autres aux femmes (Menhir a formé minaret).
    Les dolmens qui sont composés d'une ou de plusieurs chambres, généralement précédées d'un vestibule ou d'un couloir d'accès, sont la première ébauche des maisons et ont certainement été édifiés pour abriter la première famille, la Femme et l'enfant. C'est le premier nid de l'humanité, le nid de pierre, le Mégalithe.
    Non seulement la femme s'abrite, et abrite avec elle ses petits, mais elle cherche à les protéger contre les dangers du dehors. C'est pour cela que souvent les dolmens sont précédés d'une allée couverte, une sorte de galerie d'une certaine étendue.
    Quant aux menhirs destinés aux hommes, ce n'est qu'une pierre levée derrière laquelle ils s'abritaient ou se cachaient, c'est là que se pratiquait l'eummaïra.
    On a trouvé aussi des cromlechs, qui sont des enceintes composées de blocs décrivant des figures variées, des cercles, des ovales, des carrés, des rectangles, circonscrivant des espaces enclavés dans ces espèces de barrières, qui semblent être les terrains que les hommes ou les femmes se réservaient et dans lesquels sans doute ils ne laissaient pas pénétrer l'autre sexe. Les deux sexes ont eu dès la jeunesse une tendance à se séparer.
    On a trouvé des Mounds, tertres élevés que l'on suppose avoir été destinés aux « sacrifices » (Unions).
    Informations complémentaires :
    - Concernant les Mystères druidique, dans la Grande-Bretagne et dans la Gaule, on faisait des initiations symboliques dans des endroits circulaires ou ovales, destinés à représenter l'oeuf d'où tout vient.
    Les lieux d'initiation étaient découverts ; les cérémonies se faisaient à ciel ouvert.
    On devait les construire avec de la terre et des pierres brutes, non souillées par un outil métallique. Les métaux, le fer, étaient en abomination, parce que c'étaient les hommes ennemis qui les travaillaient et qui les faisaient servir à des arts abominables, à des crimes.
    - Les éclipses de lune furent découvertes par les anciennes druidesses, dans l'île de Grande-Bretagne, bien avant la période mythologique.
    Dans le Cornouailles était le fameux circle of stone de Biscawen, qui se compose de 19 pierres druidiques. Ce Cromlech servait à mesurer les mouvements luni-solaires, au moyen d'une aiguille qui avançait d'une pierre chaque année : de là le mot Meten (mesurer).
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.fr/
    Cordialement.

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